Le Monde du Yoga

L’association FNEY

La FNEY, créée en 1967, fédère de nombreux enseignants de yoga en France métropolitaine et dans les départements d’Outre-mer. Elle veille à leur formation initiale et continue, de manière à offrir au public sécurité et qualité. Elle est ouverte à tous les courants de yoga. Elle est à l’origine de l’Union Européenne de Yoga. Elle a une intense activité culturelle, sous forme de congrès, séminaires, conférences, publications diverses.

 

Vocation de le FNEY

Les vocations de la FNEY sont de trois ordres :
- promouvoir et diffuser un yoga de qualité, qui soit à la fois fidèle à ses sources et adapté à l’époque actuelle. Pour ce faire, elle ne se porte garant que de ceux qui, de par leur formation et leurs qualités humaines, auront prouvé leur ferme détermination à persévérer dans cette voie.
- se porter garant des aptitudes à enseigner de ses membres en leur permettant une formation solide dans des écoles qui lui sont affiliées et qui respectent un même cursus d’enseignement ; puis organiser une formation continue qui leur permette de conserver et approfondir cet acquis.
- donner enfin à ses enseignants toute l’aide nécessaire pour qu’ils soient à même d’exercer au mieux leur profession et ceci sous forme d’assurances, de conseils juridiques, fiscaux et comptables avec l’aide efficace du Syndicat (SNPY).

Qu’est-ce qu’un « Yoga de qualité » ?

En 1986, lors d’un séminaire qui réunissait des Formateurs, une définition avait été élaborée, elle est à la fois complète, pertinente, et, de plus, elle a le mérite de transcender les différentes méthodes pédagogiques sans les uniformiser :
« Le yoga est une démarche globale et expérimentale qui s’appuie sur un ensemble de techniques spécifiques et qui se réfère à la tradition de l’Inde.
Il tend, par une prise de conscience progressive, à l’harmonisation des facultés corporelles, affectives, mentales et spirituelles de l’être humain.
Pratiquer des postures et des respirations dans un état de détente et de concentration avec conscience et respect des limites de son corps conduit à une autogestion de son potentiel physique et psychique.
Les effets se traduisent d’abord par un mieux-être, une plus grande disponibilité, une meilleure efficacité dans l’action.
Le yoga tel que nous l’enseignons n’est pas la sagesse, mais une préparation à la sagesse. Il est ouvert à toutes les formes de spiritualités et de religion.
L’enseignant de yoga acquiert une compétence dans le cadre d’une école spécifiquement structurée pour la transmission de cette discipline ».
Cette définition avait été complétée par des commentaires qui voulaient bien préciser clairement les profondes caractéristiques du yoga, en insistant sur son caractère expérimental décrit comme un « travail sur soi à médiation corporelle, se référant à une tradition et à son éthique » et en précisant plusieurs points pour le différencier de certaines pratiques auxquelles on l’assimile fréquemment comme :
- un ensemble de techniques de rééducation analytique,

- une thérapie, car il faut bien distinguer le but du yoga en tant qu’harmonisation globalisante et structurante qu’indique la définition, et les effets qui peuvent, par voie de conséquence, s’avérer « puissamment thérapeutiques ». La visée thérapeutique nous a paru se situer sur le plan de l’avoir, celle du Yoga, sur le plan du devenir, de la transformation, de l’être.
- une secte : la réflexion des participants à cette rencontre tendait à manifester catégoriquement une grande distance vis-à-vis des déformations sectaires qui s’approprieraient le yoga pour en faire une nouvelle religion importée dans un Occident en crise d’identité spirituelle. Signalons à ce propos que l’association de défense de la famille et de l’individu contre toutes manipulations par les sectes (l’ADFI) reconnaît pleinement le caractère non sectaire de la Fédération et l’atteste à qui demande des renseignements à ce propos.

L’exigence de qualité
L’exigence de qualité dont il est question explique les critères d’adhésion, à savoir :
- soit avoir suivi une formation dans une des écoles affiliées dont le programme comporte quatre années d’études sanctionnées par une épreuve pratique de mise en situation d’enseignement, et aussi, par la présentation finale d’un mémoire.
- soit présenter un dossier complet attestant d’une formation équivalente dans d’autres structures d’enseignement ; si la formation n’est pas jugée suffisante par le conseil d’administration, il est demandé au candidat de bien vouloir compléter ses connaissances dans une école agréée par la Fédération.

Sous égide de la Fédération, un Comité Inter-Ecoles se réunit périodiquement pour que les formateurs puissent s’entendre sur l’évolution des programmes, sur l’attitude à adopter auprès de leurs stagiaires et aussi pour qu’ils se forment constamment eux-mêmes au contact d’invités extérieurs spécialistes en psychologie, en philosophie aussi bien occidentale qu’orientale et en histoire des religions.

Historique de la FNEY

La naissance réelle de la FNEY date de 1967, mais il faut néanmoins évoquer les circonstances qui ont précédé sa constitution et rendre hommage à tous ceux qui ont contribué à son émergence.
C’est en 1936 qu’un professeur de philosophie devenu journaliste, Emile Guyot, introduit en France le Hatha-yoga sous le nom de Kernéïs dans des livres publiés aux éditions Tallandier. En 1945, il créée à Paris une école de yoga.
En 1947, venu en France pour participer aux Jeux Mondiaux Universitaires au titre de champion de l’Inde de course à pied, Shri Mahesh Gatradyal y reste pour enseigner le Hatha-yoga.
En 1948 Lucien Ferrer fonde à Paris L’Académie occidentale de yoga ; à sa mort, en 1964, c’est Roger Clerc qui lui succèdera pour continuer son enseignement ; par ailleurs, tout en étant longtemps secrétaire général de la Fédération Nationale, il créera en 1978 l’Académie du Yoga de l’Energie.
En 1956, le Père Déchanet, moine bénédictin, fait paraître chez Desclée de Brouwer un livre tiré à plus de 100 000 exemplaires et traduit dans une vingtaine de langues, qui s’intitule « La voie du silence ». Ce livre ouvrira à de nombreux catholiques la voie du yoga. Le Père Déchanet a été initié au yoga par un stagiaire de Mahesh : Philippe de Méric.

En 1963, André Van Lysebeth lance à Bruxelles la revue « Yoga ». Il est pratiquement le seul à cette époque-là à proposer des séminaires de yoga. Il écrira par la suite plusieurs livres explicitant l’enseignement qu’il a reçu directement en Inde. Ses livres et sa revue, qui ont été rapidement répandus, ont grandement contribué à faire connaître la pratique du Hatha-yoga.
A partir de 1964, la pratique du yoga se développe rapidement en Occident et plus en particulier en France. A Paris quelques cours se font connaître comme :
- L’Académie occidentale du yoga, rue d’Uzès
- Le cours de Shri Mahesh, rue Vaneau
- Le Cercle du Védanta, de Maud Forget, à Boulogne Billancourt
- Le Dynam Institut de Philippe de Méric, rue d’Astorg
- L’Institut de yoga de M. Rousseau, rue de Cléry
A Nancy, Pamphile dirige un groupe important avec la collaboration de François Chenique, groupe qui, au départ, s’était formé en liaison avec le Père Déchanet.
En 1966 paraît un livre qui fait grand bruit : « Connaissance et technique de Hatha-yoga » par Eva Ruchpaul chez Denoël. De nombreux articles dans la presse et les revues à la mode atteignent le grand public et contribuent à faire connaître le yoga.
En Juin 1967, fondation à Paris de la Fédération Française de Yoga (FFY) devenue en 1968 : Fédération Nationale des Praticiens de Yoga (FNPY), puis, en 1973 : Fédération Nationale de Yoga (FNY) enfin scindée en deux organismes en 1977 :

1/ La Fédération Nationale des Enseignants de Yoga (FNEY) qui regroupe les enseignants uniquement
2/ L’Union Nationale de Yoga (UNY) qui rassemble les associations de pratiquants.
En décembre 1967 ont lieu les premières journées internationales de yoga organisées au Palais des Congrès de Bruxelles par la fédération belge sous la présidence d’André Van Lysebeth.
En 1968, Eva Ruchpaul est élue Présidente de la Fédération ; conjointement naît le Syndicat National des Professeurs de Yoga (SNPY)
En 1969, Shri Mahesh crée à Paris la Fédération Française de Hatha-yoga (FFHY) et disciplines associées avec le Professeur Creff, agrégé de médecine, son premier président, de Françoise Dolto, Psychanalyste, le Docteur Canet, chef de service à l’hôpital Laënnec, le Professeur Filliozat du Collège de France, le Docteur Moulijeune et Robert Salmon, journaliste à France Soir.
La même année, dans notre Fédération paraît le premier numéro d’une revue « Regards sur le Yoga », dirigée par Solange Demolière ; et aussi entre au conseil d’administration une personnalité marquante : Nil Hahoutoff.
En Mai 1970 a lieu à Saint Malo la première rencontre nationale des enseignants : ce fut un grand succès avec une forte participation pendant quatre jours.
En 1970-71, des tentatives de fusion entre la FNPY et la FFHY présidée par Shri Mahesh n’aboutissent pas car les points de vue sur l’organisation de la profession divergent trop. Néanmoins, ces rencontres incitent à une réflexion quant à la façon de structurer l’enseignement pour former valablement des enseignants.

En Mai 1972, paraissent les premiers « Cahiers du Yoga » qui deviendront plus tard et jusqu’à aujourd’hui, « la Revue Française de Yoga »
En Octobre de la même année est créée l’Ecole Française de Yoga (EFY) école nationale qui se destine à la formation des enseignants. Les fondateurs sont : Roger Clerc, Nil Hahoutoff, Yvonne Millerand, Josée Morel et Claude Peltier, celle-ci assumant le rôle de Directrice et ceci, jusqu’en Juin 1984. Pamphile va succéder à Eva Ruchpaul à la Présidence de la Fédération.

Toujours en 1972, en Octobre, est fondée l’Union Européenne de Yoga (UEY) par Claude Peltier, Roger Clerc, Nil Hahoutoff, André Van Lysebeth et Hug qui en devient le premier secrétaire général. Cette Union organise en 1973, sous l’impulsion de Gérard Blitz son nouveau secrétaire général, une première rencontre européenne à Zinal, en Suisse : 350 enseignants venant de quinze pays différents y ont participé ; le thème était « L’Occident face à l’héritage du yoga ».
C’est à cette période que se structurent d’importantes associations régionales à Lille, Nancy, Nantes…Elles structurent peu à peu des cours pour enseignants qui donneront jour à des écoles de formation. Conjointement, les Cahiers du Yoga se développent sous la responsabilité de Josée Morel avec, au comité de rédaction, Bernard Bouanchaud, Jackie Heintz et François Roux.
En 1974, Claude Peltier succède à Pamphile comme Présidente de la Fédération ; Nil Hahoutoff préside le Syndicat et Roger Clerc est vice-président du Syndicat et trésorier de la Fédération. Leur but est de faire connaître et respecter l’essence du Yoga.
Cette même année est créé un Haut Comité de la Fédération dont les deux premiers membres sont Gérard Blitz et Jean Herbert. Et en Septembre, on s’installe dans les locaux de la Rue Aubriot

En 1975 a lieu la première expérience de séminaire d’été en Bretagne destiné aux enseignants pour leur prouver combien ces stages peuvent les aider à perfectionner leurs connaissances.
En 1977, naît l’Union Nationale du Yoga dirigée par Roger Clerc pour regrouper les associations, car on se doit de créer des structures administratives plus solides pour gérer et les enseignants et les pratiquants. Sous l’impulsion de Nil Hahoutoff, le Syndicat s’engage énergiquement dans une réflexion de déontologie de la profession qui se poursuit et se précise encore de nos jours. Dans les écoles est institué un Programme Minimum Européen préparé par l’UEY qui sera adopté par tous les formateurs : ce programme institue la nécessité d’enseigner des matières de base telles que : anatomie, physiologie, histoire des religions et études des textes sacrés de la tradition du yoga en plus de la théorie de la pratique.

C’est en 1978 que sont institués des séminaires d’été obligatoires pour satisfaire à une formation continue, jugée indispensable au maintien d’une exigence de qualité pour les membres enseignants.
En 1979, de grandes assises ont lieu à Avignon au Palais de Papes. Le thème choisi : « Le yoga et les religions » inspire brillamment des conférenciers tels que Marie-Madeleine Davy, Jean Herbert, Jean Varenne, Philippe Maillard…
Cette même année, sous l’égide de Claude Peltier, paraissent les « Carnets du Yoga ». Cette revue, alors mensuelle, se veut un lien entre tous les adhérents, le porte-parole de l’actualité du yoga et aussi un instrument de culture et de réflexion. Les articles sur la pratique sont assumés par Gérard Blitz, Nil Hahoutoff et Yvonne Millerand.
En 1980, Assises de Dinard autour du thème « Le corps, moyen d’évolution ». Pour la première fois, Ysé Masquelier et Patrick Tomatis sont chargés de l’organisation de cette manifestation et arrivent à réunir cinq cents personnes !
Toujours en 80 paraît le numéro un de la Revue Française de Yoga, au départ trimestriel destiné plus spécifiquement pour les enseignants. Jean Varenne, professeur de sanskrit et François Roux, publiciste et poète conçoivent ensemble cette revue unique en son genre dans le monde du yoga et ouverte à tous les courants culturels.
En 1981 ont eu lieu de « Grandes Assises » car 1100 personnes se sont réunies pendant quatre jours dans l’Abbaye de Fontevraux sur le thème « Yoga, le son et les musiques sacrées ».
En Octobre de cette même année, Claude Peltier souhaitant se retirer de la présidence, Ysé Masquelier est élue pour lui succéder. Patrick Tomatis est confirmé dans son rôle de secrétaire général et Philippe de Fallois est trésorier adjoint aux côtés de Roger Clerc.
C’est aussi à cette époque qu’il est décidé d’allonger le temps des études d’une année (quatre ans au lieu de trois) pour répondre encore mieux à l’exigence des compétences des enseignants.

1982 et 1983 et 1985 sont des années marquées par des assises très suivies, respectivement :

- à Arles marquées outre les conférences par deux spectacles féeriques : l’un aux Baux et l’autre au théâtre antique de la ville
- à Evian où le thème « Le yoga, l’homme et l’univers » permet d’entendre le point de vue de nouveaux physiciens et philosophes dont les idées commencent à faire grand bruit
- à la Sorbonne, cadre symbolique et prestigieux, confirmant l’aspect culturel du yoga, sur le thème « Le yoga et les voies de l’évolution ».
C’est en 1982 que Nil Hahoutoff nous a quitté pour un autre monde, après avoir fortement marqué tous ceux qui l’ont connu par sa présence et sa sagesse.
Sur le plan administratif, ces années sont marquées par :
- la décision d’instituer des séminaires destinés aux formateurs eux-mêmes afin qu’ils puissent améliorer leurs connaissances ; la première rencontre a eu lieu au Château de Chamarande en 1983 et en 1986, pendant le week-end de l’Ascension, une autre réunion est marquée par l’élaboration d’une définition du yoga jugée complète et pertinente.
- en 1984 les différentes associations qui ont leur siège Rue Aubriot se trouvent dans l’obligation de prendre une décision quant aux locaux qu’elles occupent : soit les quitter, soit les acheter. C’est cette dernière solution qui a prévalu.
- en 1985 c’est l’année de l’Inde et tout un cycle de conférences lui est consacré dans les « Mercredis de la Rue Aubriot ».
- en 1986 Jean-Pierre Laffez, déjà secrétaire général de L’UNY, devient trésorier adjoint de la FNEY.

La présidence d’Ysé Masquelier, qui assume aussi avec compétence la direction de l’école de formation de Paris est marquée par l’organisation :
- de conférences dans nos locaux, faites par des spécialistes dans le domaine philosophique, psychologique, de l’histoire des religions et des textes qui fondent le yoga
- d’une journée par an, à la rentrée, destinée à une information générale tant au plan pratique que théorique, et ceci en collaboration avec l’UNY, incitant les associations à en faire autant dans toute la France.
- c’est aussi dans cette période (entre 1978 et 1991) que la FNEY et le Syndicat ont été les interlocuteurs des pouvoirs publics à propos de la TVA et ont obtenu l’exonération de cette taxe pour les enseignants pendant douze ans.
En Octobre 1992 Ysé Masquelier souhaitant cesser son rôle de présidente, c’est Andrée Maman qui est élue et qui assume cette fonction depuis, avec, toujours à ses côtés Patrick Tomatis en tant que secrétaire général et Jean-Pierre Laffez en tant que trésorier ; Ysé Masquelier, vice-présidente, continue à concevoir et superviser les Revues Françaises de Yoga et à jouer un rôle apprécié dans la conception et l’organisation des Assises.
Durant les années qui se sont écoulées depuis, les activités principales : séminaires, rencontres réservées aux formateurs, journées annuelles d’information pour tout public ont continué à se dérouler.
D’autres initiatives ont vu le jour comme :
- l’institution de journées à thèmes pour approfondir les connaissances des enseignants dans des domaines plus spécifiques tels que : le vieillissement, l’approche de la fin de la vie et aussi certains troubles respiratoires. Pour animer ces journées il a été fait appel à des spécialistes hospitaliers de ces questions.
- en 1997 la création d’un service auquel les enseignants peuvent s’adresser quand ils ont besoin de se faire remplacer temporairement ou définitivement.
- la mise en place de séminaires strictement réservés aux enseignants et traitant pendant u

ne semaine d’un thème théorique et pratique avec le souhait que des échanges aient lieu entre les participants, leur enseignant et qu’un compte-rendu détaillé en soit fait dans les carnets du yoga ; ainsi tous les membres auraient l’occasion de profiter des conclusions apportées au sujet traité. Le premier de ces séminaires a eu lieu en 1999.
Par ailleurs en 1995 et en 2000 ont eu lieu les 19e et 20e Assises de la FNEY :
- en 1995 à Aix les Bains a été développé le thème « Les chemins du corps »
- en l’an 2000, à Angers, le thème débattu a été « Le sens de la vie », thème symbolique en ce changement de siècle, dans cette belle ville où, en plus de l’intérêt réel apporté par des conférenciers de valeur, les participants avaient pu profiter de la visite commentée des tapisseries traitant de l’Apocalypse, tapisseries du Moyen Âge et plus récentes, de Lurçat !
Entre temps, en 1998, nous avons eu la douleur de perdre Roger Clerc appelé, lui aussi, en d’autres lieux.
C’est en 2003 que tous les adhérents à jour de leur formation continue ont reçu un document certifiant leur Diplôme Fédéral.
La Fédération se prépare activement pour les très prochaines assises organisées à l’Ascension à Dijon pour traiter du thème passionnant « De la relation Corps Esprit », thème que des conférenciers de grande valeur, scientifiques, religieux, philosophes, psychologues, psychiatres, orthophonistes ont accepté de traiter pour nous tous, pratiquants, enseignants ou tout simplement sympathisants de cette Tradition.

Le lieu

La cour d’un ancien hôtel particulier, avec son arbre plein de charme, son silence surprenant en plein centre de Paris, abrite le siège de la Fédération Nationale des Enseignants de Yoga.

Les activités de la FNEY

La FNEY s’efforce d’offrir :
- les informations nécessaires à celui qui veut pratiquer le yoga afin qu’il puisse aborder cette discipline en toute confiance et en toute connaissance,
- les formations adéquates pour ceux qui veulent enseigner un yoga de qualité,
- les aides nécessaires à ceux qui ont fait le choix de cette profession.

A cette fin la Fédération organise :
Les Assises
Ayant lieu tous les 2 ou 3 ans, et se déroulant au moment de l’Ascension dans une ville de France chaque fois différente, les Assises consistent en une grande rencontre qui permet d’échanger sur des thèmes d’actualité avec des philosophes, des religieux, des psychanalystes, des historiens des religions, des scientifiques et des médecins. Non seulement elles permettent aux participants de pouvoir aborder ou approfondir des sujets actuels fondamentaux, mais aussi de mieux comprendre les propositions faites par le yoga et d’en saisir le message actuel.

Les Séminaires
En collaboration avec l’UNY, afin d’offrir la possibilité à chacun, quel que soit son niveau dans la pratique du yoga, d’approfondir ses connaissances, les séminaires de la Fédération, au nombre de 30 à 40 chaque année se déroulent en différents lieux durant une semaine, sont animés par des enseignants choisis pour leur expérience pédagogique, leur évolution personnelle et les responsabilités qu’ils ont su assumer au sein de la FNEY, de l’UNY, ou dans les écoles de formation à l’enseignement du yoga qui leur sont affiliées. Parallèlement à une pratique accrue du yoga, chacune de ces semaines propose des cycles de conférences dont les thèmes sont choisis pour leur résonance avec celui de la pratique. Ce dialogue fécond entre l’animateur de la pratique et le conférencier permet un plus vaste éclairage du thème abordé et ouvre à une plus grande possibilité de réflexion personnelle non exempte d’esprit critique.

La Revue Française de Yoga
Paraissant deux fois dans l’année, la Revue Française de Yoga alterne des thèmes d’ordre général qui sont souvent abordés sous l’angle de diverses traditions et des thèmes rattachés à la pratique du yoga qui au-delà de la simple description des exercices s’enrichissent de connaissances anatomiques et d’aspects symboliques. Elle constitue un véritable outil de travail et de réflexion pour ceux qui pratiquent le yoga et a fortiori pour ceux qui l’enseignent.

L’annuaire des enseignants
Afin de répondre à toute recherche pour trouver un enseignant de yoga compétent, l’Annuaire regroupe les enseignants titulaires de la FNEY qui remplissent les conditions du Certificat Fédéral.

La Formation : formation de base et formation continue
La FNEY agrée plusieurs Ecoles de Formation à l’enseignement du yoga, réparties sur le territoire français, dont elle supervise, par l’intermédiaire du Comité Inter-Ecoles, les grandes lignes du contenu des cours proposés ainsi que les modalités d’examen. De plus, elle demande à ses adhérents de poursuivre l’effort d’approfondissement de leurs connaissances par une Formation Continue annuelle sous forme d’un stage de longue durée, organisant elle-même une partie de ceux qui sont proposés.

Le Certificat Fédéral
Elle délivre un Certificat Fédéral annuel aux enseignants qui, ayant pleinement terminé leur formation de base et ainsi obtenu le certificat d’une École de Formation, ont, de plus, bien effectué le stage de formation continue annuel. Le caractère d’annualité de ce Certificat offre la garantie des efforts de qualité auxquels se prête l’enseignant, tant par sa curiosité vive à toujours approfondir ses connaissances que par la modestie dont il doit faire preuve pour accepter une éventuelle remise en question du contenu de ses connaissances ou de son approche pédagogique de la part de celui qui se trouve alors être son référent occasionnel : le formateur.

L’organisation de la profession d’Enseignant de Yoga
Soucieuse de promouvoir un véritable statut professionnel à ceux qui ont fait le choix d’enseigner le yoga, la FNEY, en collaboration avec le SNPY (Syndicat National des Professeurs de Yoga), propose à ses membres divers prestations :
- Une Assurance Responsabilité Civile Professionnelle qui couvre l’enseignant dans sa pratique professionnelle quel que soit le nombre de ses stagiaires et en tous lieux de son exercice; elle couvre de surcroît son éventuel remplaçant;
- Des conseils juridiques, comptables ou fiscaux inhérents à l’exercice de sa profession;
- De plus, avec la collaboration de l’EFY (Ecole Française de Yoga), la possibilité de devenir salarié d’EFY-Gestion pour permettre à ceux qui voudraient par la suite exercer cette profession en statut libéral de pouvoir assumer la difficile période initiale durant laquelle le chiffre d’affaire annuel, risquant d’être trop restreint, ne leur permettrait pas de faire face aux lourdes charges qui leur seraient demandées. Ce même service peut également aider ceux qui ne sont qu’occasionnellement enseignants de yoga et dont l’activité conservera ce caractère limitatif.